A NOTER LUN DES POEMES ECRIT EN 2000 A ETE REPRIS PAR LES FRERES BOGDANOFF
l'instant magique qui incendie ! Mais qui te dira ce
qu'est l'instant délirant qui incendie ?
Lorsque le cœur épileptique frémira d'un frémissement
authentique alors il dira :
me voilà au déluge noyé dans un regard, dans des yeux de
mer secoué comme dans un heureux songe, une promesse, une naissance féerique au jardin d'éden; j'ai tressailli aux prunelles douces tel un funambule j'ai avancé jusqu'à la féminité de tes joues
oranges et dans cette attraction splendide, j'ai dérobé tes rires pour allumer mes aurores étranges
oui c'est bien ça l'instant magique qui incendie
!
mes rêves sont peuplés de ton éclat, sur ma langue ton
prénom résonne et son écho ondule vers mon cœur et de cet émoi j'en tire mon printemps; j'ai gardé ton regard sous mes paupières, l'aurore de tes lèvres sur les miennes et par cette clarté
triomphante j'ai clamé le jour du mérite où mon nom aura respiré ton prénom afin que mûrissent enfin les noces d'avenir mon miroir je t'aime
Mon cœur est ensanglanté mes nuits sont troublées mon
chagrin est indicible ton éloignement m'anéantit mon âme est blessée en quête de la joie de ta lumière toi ma fortune triomphante donne moi à boire à tes lèvres mon palais réclame ton sucre mon
corps est soumis à tes paroles
j'ai établi autour de toi mes rotations toi mon
soleil
bruit du cœur bruit de l'amour: un sourire, un regard une
main et voilà le désespoir qui se tarit, sans mots dire les amants se sont compris le ciel brumeux se prosterne, se fait laquais sous la lumière des bien aimés qui de leurs baisers ont allumé un
feu si incandescent que le ciel en a pâli jaloux, l'oracle a dit que de tels abandons sont fragiles purs de cristal l'arôme cet amour enenivreusqu'aux colombes qui en ont égaré leur
paix
Du tressaillement de mon cœur il y a toi par l'élan de la
joie et de l'émotion je chéris ma tendre aimée , mon espoir, ailleurs n'existe plus je brûle d'une blessure exquise
C'est promis j'irais assoiffé de toi me noyer au creux de
ton ventre, l'écume sera ma récompense ivre de ton ruisseau passionné possédé par ta beauté à t'aimer sous les larmes du ciel délicieusement piégé de t'avoir pour
l'éternité
Tu viens a travers mes rêveries teinter et parfumer ma vie
, tu ornes mon monde de ta beauté enchanteresse, ses moments forts sont ma récompense, magicienne tu me croques au dedans de tes yeux d'ombre tu as l'art de me vaincre par la caresse et
l'étreinte mes nuits palpitent , frémissent et frissonnent merveilles des merveilles le souffle m'abandonne je jouis tu jouis nos deux cœurs ensembles toute une
vie
Mon cœur d'argile s'effrite au temps immobile du silence
si lourd et de cette attente d'exister à tes beaux jours ; mon corps se brûle à tes baisers endiablés , suspendu au vide abandonné à la folie d'être aimé; dans mes yeux se lit la perfection de
toi et l'éloge de ta singularité, j'errais sans demeure jusqu'à toi ma lumière du monde
Ma poitrine respire ton prénom, ma foi est dressée telle
une voile haletante sans pareille vers la sensation et la certitude où l'on sera enfin deux , loin de la bêtise du monde, et de la profondeur de notre amour naîtra cette vie qui palpite et nous
donnera le sourire et le rire et le bonheur dans la prunelle où sans diffusion nous nous aimerons
J'irais sur ton ventre fertile déposer la magnificence et
ainsi donc perpétrer au delà de notre temps l'amour qui subjugue nos cœurs; j'effeuillerais ton corps jusqu'à ta rose et j'exhalerais cette essence impérissable, des ondes ferons frémir de vie
mon être tant de pulsions tant d'ardeur troubleront nos corps subtiles dans l'adoration l'harmonie la communion à nous oublier l'un dans l'autre
Je me lie à toi comme au char de la fortune mon infortune
viens de l'éloignement de tes rayons, je m'impatiente, les saisons qui tournent m'use, je chante l'instant présent ou ma sorcière m'invitera à partager la liqueur du bonheur de notre
éternité
je vibre de rêves de promenades d'infini de merveilles de
printemps de capture de lèvres de lenteur de caresses de cils noirs battants le silence de délires de tourbillons d'enchantements de toi mon philtre; notre histoire sans virgule lavera nos passés
souviens toi la mer en a témoigné de son sel, certes à l'heure où d'autres s'attardent au sommeil, ma vie a commencé je m'appuie sur tes murmures et mon monde
s'enchante
mon cœur s'est fleuri au bonheur au printemps de ton
prénom gravé, ma tête s'est remplie de toi et mes paupières s'en reffletent, je me suis élevé aux mille firmaments je me suis brûlé de mille gémissements et à cet instant dans la demeure de
l'existence par l'extase et l'émerveillement j'ai rendu le ciel jaloux devant ma fleur de douceur révélée je suis ivre de tes sortilèges fou de désir éreinté par tes jeux tes faveurs ton âme
tantôt farouche tantôt indomptable, dans tes griffes demain peut être..
déjà s'agite la promesse d'un jour une sorte de miracle
Vénus passe rien ne l'arrête pas même mon cœur en lambris sitôt dans ce naufrage l'enchantement s'est suspendu dans la douceur cueilli au creux de ton cou gracile le temps presse la nuit sans fin
sommeille et nous guette alors vite ! Toi qui incline les fleurs invite moi à tes matins
reine de l'espace de mon être mes yeux s'habillent de tes
couleurs rivé à ton regard au fond d'un lit d'avril je renouvelle ma vie entre la chaleur la tempête de ton ile promise du torrent de ton ruisseau la soif sans cesse cuisante juste à t'être voué
à l'éternité le monde à jamais rayé
Jai gouté au parfum à l'excellence de ta peau qui m'a fait insensé
Tour à tour enflammé ressuscité
Au ruisseau de tes yeux noyés anéantis
Ivre liquéfié par l'amour et l'absence
Mon cœur sans affranchissement renonce à la raison
Et ce trésor fait de moi un esclave pour longtemps
vivre un azur enivrant un solfège de vie
étourdissant
avoir un printemps en vêtir l'âme chagrine se
dire
les vaisseaux sans escale sur une mer de larmes se
consument
et voilà que la belle aux bois dormants décroche sous les
arcs de sourcils les flèches d'un regard troublant
rare saveur breuvage envoutant quels sublimes
instants
il brille dans le sanctuaire un amour qui scintille de
bonheur
et ma vie se joue au bout de ta rue accrochée aux rubis de
tes lèvres qui sourient
j'attends tes caprices qui se racontent tes rires qui
chantent l'espérance d'un anneau qui fleurit sur l'ivresse de nos vies battantes aux pages qui s'absorbent et je rends grâce à la vie et son espérance
perdu dans l 'espace de tes bras j'ai vu une voyelles
nouée à la consonne sur les lèvres du temps mon âme s'est troublée dans mes yeux ta peau nacrée s'est animée sauvage et docile plus belle que la rose nouvelle tes boucles d'ange tes yeux de
malice une lueur à ton doigt tu riais de ta deuxième couronne lumière de mes matins délice de mes nuits
la raison est une prison murmure l'ivresse d'un parfum du
matin sous ses voiles et ses secrets affolants j'ai reconnu la sorcière et la déesse son cœur est fragile de cristal ses formes harmonieusement conquérantes alors à l'ombre de tes cils sous tes
lèvres ou la caresse de tes ongles toi l'angélique princesse environne moi de ta grâce que j'en succombe
je me lèverais pour louer une flamme bien
aimée
sa beauté est loyauté
n'avez vous pas compris qui embelli cet
univers?
Qui de sa différence sort sa beauté et de sa franchise en
impose aux autres?
Cet être sublime cette fleur épanouie cette fille honnête
dont les paroles fleurissent comme de beaux matins se nomme vie!
Oui j'en conviens elle anime telle une étincelle au milieu
des débris cette demeure et apporte sa variété o combien lumineuse son absence provoque l'éclipse et pousse à l'exil chantons son être respectons son prénom oui c'est ma
passion
Qu'il était silencieux l'instant, le verbe absent;
et derrière le visage, il y avait un point,
derrière le point, le mouvement;
ce mouvement s'alchimisait en forme,
et cette forme répandait l'Amour,
l'Amour délicieux dans son élan déployait un son qui prolongeait le temps, et l'Amour semblable aux souhaits,noblement,en pluie bénie,à son titre,retombait sur le point;
certes la grâce est bien l'étalon du discernement;
loin des certitudes, des affirmations, des égarements, et de toutes ces croyances qui naissent par défaut dans l'effondrement.
chant pré
éternel
Et je regrettais mon existence dérobée dans l'univers où le verbe vivifiait;
et je regrettais ma subsistance dans la séparitivité;
et je me rappelais d'un concert de lumière dans lequel naissaient l'élan et l'allégresse;
et à présent mon cœur se froisse entre l'épée et le marteau dans ce monde d'un temps aride et déchirant,
où je suis attablé sur un siège entre l'amertume et la détresse;
et mes pensées obscures s'abîment en tristesse ;
0 mon enfant reste! mon amour noble t'invite à ma renaissance de ces lieux sombres où les cœurs s'essoufflent à ta contrée d'ivresse, d'âmes éperdues et
dépouillées.
la ligne
médiane
Je vivais la nostalgie, le silence à bon cœur de s'y épancher;
ni jaseries, ni larmes, ni peines, ni aspirations vaines;
rien à ruminer;
en cette terre bénie le temps s'est prolongé;
abandonne tes montures, laisse les habitants tourmentés!
dans cet élan, dans ce souhait l'excès est une grâce, où la fidélité et son contraire
n'ont plus de place;
comme j'agréais cet espace, comme j'agréais ce moment!
et noblement Sa Fixité murmurait à mon désarroi:
Voici Mon règne, J'ai ravi l'évitement;Ma demeure serra la tienne J'ai consumé l'égarement.
l'amour au firmament:
une brise passée sur une fleur m'a transporté son parfum
suave, et cette rose, de ses épines acérées m'a transpercé de cent mille éclairs. Mais qui donc évoquera ces cheveux et ces yeux de pure magie qui font renoncer au monde? c'est ainsi! devant le
trouble et le tumulte, les épithètes s'épuisent pour louer la beauté; de cet aveu, j'en suis ivre et lorsque je plonge au fond de ce regard bleu, je vois dans ces flambeaux sublimes la détresse,
et toute la pluie qui s'est répandue limpide sur ces joues, et je lis dans une goutte cent espoirs, et me voici bouleversé, là où est la vague qui mène au printemps dans l'émerveillement du chant
du rossignol,et ceci et cela font que je n'ai plus de souvenir;le souvenir n'est que pour l'absent. Ma pensée est lisse et mes pieds sont enchaînés; sûr, l'amour à son firmament provoque l'extase
et la violence.
féminité
appliquée
j'étais là distrait quand elle m'est apparue, vêtue de grâce et de mérite, et sa beauté pour toute gloire;
j'étais là le cœur adouci, soudainement propice à congédier l'animosité qui de son ombre rend les cœurs maussades;
j'étais là le cœur bienveillant rigoureusement appliqué à chercher une joie enfouie, enfantine dans ces yeux incontestablement brillants, et là au milieu du chaos, en cet endroit où la source
vive se tarissait, je la surprenais parfaite et étincelante parmi ces bijou et ces femmes sophistiquées;quel était son secret?un univers où une quête qui s'articulait vers des sommets et des
vertes prairies malgré la cruelle structure, elle souffrait puis s'évadait, se confectionnait aisément un monde enthousiaste où le lamento s'éteignait dans un monde d'éternité où le temps n'était
plus minuté.
rencontre du
cœur
lorsque les âmes voleront comme des flocons de neige, et
que l'univers s'ébranlera, alors l'on t'interrogera et tu raconteras:
elle ne pouvait me connaître, elle marchait avec la raison
je marchais avec le cœur
la raison est une prison dans la tête, le cœur est évasion sans frontière; sans oubli, en moi bien réelle, qu'il est doux ce visage, qu'il est doux ce visage!
je l'ai approché, j'ai tenu une hanche voluptueuse, et que dire de son odeur!
alors l'on te répondra:
tu ne connais pas ton bien, et si je t'ai évité ce vin, cette femme, c'est pour taire ta sensualité:une entrave à ton évasion.
réalité
cruelle
La nostalgie me tourmente, et mes pensées vagabondent sur des chemins distraits sans prestige qui m'accablent de mélancolie;
tant de tragiques certitudes ont obscurci mes rêves, et les illusions ont triomphé de mes faiblesses, de mes sentiments;
j'ai coudoyé l'ignorant avec ferveur et fraternité, et aujourd'hui l'éloignement m'offre ce reflet précaire d'une vie sans brio, sans accent,
tumultueuse où l'espoir a cessé de graviter anéanti par la réalité; ma vie s'est ronflé e hélas dans l'ennui et mes yeux désormais ne sont plus éblouis
par une subsistance sans envergure; même mon cœur humide s'est cimenté et seule l'angoisse y séjourne en intruse; c'est pourquoi, je sortirais sans réticence
et sans incident peut être délivré de mes entraves.
folie de
l'instant
connais tu mon désordre, mon amie, connais tu l'errance ? qui suis je ?
quel bruit étrange, quel bruit étrange !
je ne peux ni dormir, ni respirer, ni frémir;
quel désordre!
et où fuir ?
je ne sais où aller, je ne sais où aller;
prétendre aimer est facile quand j'en ai les arguments:
mon cœur est faible et fragile
sais tu? tu es ma douleur, ma passion et mon désir;
hélas dans cette obscurité, sous ce voile, je n'ai plus
d'étoile, le soir où je t'ai approché, elle s'est sauvée.
en vain !
Ma songerie allant vers vous, je vous ai vue riante, et la clarté m'est apparue;
vous êtes fuyante, or le temps est furtif, ainsi vous si belle, en ce jour je vous interpelle
avant que cœur chancelle et nous plonge dans l'oubli:
regardez l'être qui vous admire et vous interdit la douleur, la peine et les soucis;
ma songerie allant vers vous, je vous ai vue souriante et le bonheur m'est venu sur cette terre édifiante témoignage de lumière, où s'oublie le malheur et l'enfer et toutes les souffrances de la
vie;
je vous offre ce feu en toutes veines dont mes paupières se sont nourries; charmant tourbillon, féminité du corps, du cœur et de l'âme, votre visage parfois de mélancolie compresse mon cœur d'un
immense souci; o étoile céleste dont l'absence me flétrit les yeux s'abîmant en errance parmi les cieux.
souvenir
fugace
et quand je laissais plein d'amertume, de regrets mon regard par dessus mon épaule naviguer, et par les heures comptées, à mes pas précipités je me rappelais un temps de grâce dans un silence
éloquent où une superbe fée de grâce vint à passer avec le ciel d'azur pour unique couronnement; elle ravissait mon âme, voluptueuse et rieuse à la fois elle me chutait dans l'enchantement; elle
était le bonheur, la joie au fond de ces yeux rieurs, j'en oubliais la vie cette douleur, la mort cette peur;elle était ce charme qui blesse et guérit.
le Diamant et
son ombre
Ne vous méprenez pas!
ailleurs bien loin en moi, il y a un Roi, et à ce jour de trépas il m'en revient quelques souvenances à l'heure de quelques minutes d'existence. Il a dissipé un monceau de malentendus et
l'illusion en a pâli ouvrant les méandres à des fragments d'émotion, quoique médusés devant la noblesse magnanime.
Ne vous méprenez pas!
ailleurs bien loin en moi des chants d'allégresse ont séché de joie de vaines spéculations qui marinaient sur l'ordre du Roi, et mille personnages sur le cri du Roi s'inondaient de pleurs, piqués
au vif s'aveuglaient de Lumière; prostrés et prosternés les menteurs, les voleurs et autres scélérats.
Ne vous méprenez pas! ailleurs bien loin en moi, l'espace a trouvé sa limite et le temps sa fin:
Incommensurable, Incommensurable!
Tu as capturé l'éternité et chaque quête se perd, se fond et se révèle inutile sur la monture de la condition.
l'effacement
Que voulez vous faire? que voulez vous
dire?
les traits servis par le génie, elle apparaîtra si
coquette afin d'éveiller des chants joyeux d'humeur en sorte que les cœurs en frémiront.
que voulez vous faire? que voulez vous
dire?
les rêves enchantés s'ouvriront, l'on éprouvera tant
d’émotion en sorte qu'il sortira tant de tristesse au bord des yeux, si bien que les fausses promesses d'amour éternel se verront suggérées parmi les cœurs
dormants.
que voulez vous faire? que voulez vous
dire?
une symphonie s'élèvera et les songes prendront fins, si
bien que l'on verra tant de têtes effrayantes, tant de brindilles de vies s'abandonner au temps vainqueur des plus terribles coups de glaives.
souffrances
Je souriais aux gens comme l'on sourit aux anges, et de
cette signature, je voilais mon cœur animé du supplice; tant d'instants vêtus de nulle passion m'ont conquis à mon insu; tant d'années ont consumées mes chants d'espoir, l'émerveillement a cédé
la place à la conscience; tant d'illusions se sont émoussées sur des vagues de désespoir; né d'une vie blessée, mes ailes sont restées figées et sans envergure; tant de scélérats à l'horizon qui
me rongent de rage et m'invitent au silence; ma tête a noirci mon sein vibrant de malheur et chaque fruit de douleur m'appelle à l'heure!
passion
Elle m'arrivait douce et
parfumée sous un ciel bleu de lumière; je posais des yeux remplis d'émerveillement sur ce visage sublime
juste pour dissiper l'instant tatoué de tristesse, alors
sortait du tréfonds de son âme un chant mélodieux et j'avais une sensation grandissante comme si son cœur
se mêlait au mien; j'étais infiniment heureux et ce
prodige me rendait vulnérable, je tombais dans le jardin de l'amour, prisonnier dans ma chute de cette fille agréable, radieuse qui me torturait de son sourire
bienveillant.
à toi qui as
quitté ton corps
Je me souviens d'une nuit plus obscure, où la vie avait
repris son feu; une voix s'était tue, un corps s'était glacé et nos cœurs avaient fondu;
elle a couru si fragile de l'existence jusqu'à son horizon
sans fin;
je me souviens d'un matin âpre où l'on respirait en
lassitude, tous victimes pour endurer la pesante atmosphère de l'absence entre l'ombre et les pleurs;
tant de plaintes continuelles sans paix ont infiltré nos
cœurs gouvernés alors par l'amour et s'il en sort à présent un arc en ciel, c'est que nous célébrons toujours ta splendide lumière.
l'illusion
J'en jure par le témoignage sacré, un soir où mon âme
évadée avait cheminé, où j'ai senti mon crépuscule, j'ai vu l'illusion triomphante,vêtue de sa prestance, sans effort, chevauchant les sens de l'humanité;
elle s'est écriée:
tremblez créatures la certitude est mon ivresse, je suis
l'apparence tragique concentrée afin de vous séduire, de vous induire, je me pavane: vous vous prosternez; accoudez vous à ma taverne, buvez mon fiel, soyez fascinés et que ma magie vous perde
jusqu'à l'éternité.
Le prestige et
la grâce
Désespéré, sous les morsures du temps , je fuis vers le
Réveil;
j'observe le vacarme, sans répit, et ces monstres aveuglés
par l'ignorance, oublieux de l'éternité et de la Loi de cause à effet; grimpés sur des traditions, sans tendresse, de leur trahison, ils inondent de sans innocent les commandements, alors que je
frémis d'une force magique trempée dans l'excellence avec ce je ne sais quoi qui vibre à l'intérieur, où la présence de l'Esprit et je témoigne sans bruit, en silence, uni par le Saint Nom sur
ceux dont le cœur est rempli de la prédisposition secrète.
les conceptions
tragiques
la tradition leur fait arracher les âmes fraîches encore
d'une blessure au cœur;
l'amour sans avenir s'épand à travers les yeux en émois
insensibles aux plaintes déployées; le châtiment d'être rayonne avec des cris lugubres et l'on se réjouit de partager une soupe infecte et ce partage avili
l'être;
hélas ! lassés d'exister, enivrés dans ce monde de démence
sans espérance, de vanité, ils convoitent les trésors du néant;
o âmes bienheureuses ! du fond de ma prison, finement,mes
plaintes s'élèvent à bras ouverts au grand sommeil.
nostalgie
et je regrettais mon existence dérobée dans le monde où le
verbe vivifiait;
et je regrettais ma subsistance dans la
séparitivité;
et je me rappelais d'un concert de lumière dans lequel
naissaient l'élan et l'allégresse;
et à présent mon cœur se froisse entre l'épée et le
marteau dans ce monde aride et déchirant où je me trouve attablé sur un siège entre l'amertume et la détresse;
et mes pensées sombres s'abîment en
tristesse.
o mon enfant ! reste ! mon amour noble t'invite à ma
naissance de ces lieux sombres où les cœurs s'essoufflent à ta contrée d'ivresse, d'âmes éperdues et dépouillées.
loin du cœur:
dans la tête
j'ai vu mon énergie vitale, naguère soutenue par quelques
paroles douces, se déchirer dans le plus grand désordre face au dédain intense de ton regard; ma joie s'est sauvée à cet instant; ta fraîcheur et ton indomptable humeur ont conspiré jusqu'à
falsifier ton visage éclatant; je suis affecté par la monotonie parmi ces gens du commun et je rode sans repaire enfoncé dans la nuit sans horizon; sais tu ? ton dédain sans relâche instaurera ce
climat où l'espérance ne trouvera sur la surface à se désaltérer; la grâce qui animait mes actions, ce torrent noble m'est devenu rebelle et je me réfugie au gré des caprices, hélas !
secoué jusqu'à cette demeure sans fenêtre sans le moindre souffle bercé au rappel de l'indifférence sans blâme sur sa robe et de cette infime nuance si éclatante, si sereine face à
ton rejet.
appel de la tête
s'il te reste au fin fond du cœur quelques parcelles
d'amour alors nous pourrons nourrir nos sentiments paralysés afin d'effacer les moments fâcheux sans hésitation pour voir un amour neuf surgir authentique et triomphant de nos passés
réciproques où la jalousie s'était infiltrée; je plaide pour que les cœurs éclatés, par une grâce enchanteresse, se retrouvent délicieusement bercés d'une musique raffinée et que le sceau de
l'amour si énigmatique transmette la sérénité des temps nouveaux des premières rencontres fraîches où nulle incursion du blâme torturait les âmes si noble dans l'union et l'attitude; certes le
pari est sensationnel et indécis mais mon essentielle volonté se fonde uniquement sur cet avenir.
Vertige et
folie
pourriez vous imaginer
?
Derrière le silence et le repos se cache le tumulte, comme
un vertige endiablé; à cette frontière étrange où mon cœur froissé s'est défait,
je me lamente sur les âmes vagabondes, sans asile, sans
délivrance, et mes louanges se perdent dans l'éternité
quel avenir dans le temps où l'échafaud est dressé
?
« ta foi vigoureuse qui suit son cheminement dans
l'éternité », me répond un
ange avant de baiser un pan de robe d'un Nom ou d'une
Qualité
Je
suis
sans effort, affranchi de mes cendres,, sans cesse médusé
par le mouvement d'un Amour où l'humilité s'est rompue, porté sur l'inspire,j'ai traversé un printemps comme une terre promise;au delà des pensées un Magicien étrange jouait une mélodie qui
émerveillait des anges;
« vous êtes les couleurs qui font ma peinture et de
ce prodige, il s'en procure un amour intense »
ces quelques mots étincelaient et de leurs rayonnements
frappaient des vies défaites, qui gravitaient, plongeaient,et jaillissaient de plus en plus brillantes, en somme pures de foi
la mère
la grande affamée, l'insatiable gueule ouverte, pétrie comme l'être(Adam) d'amour, elle secrète aussi la haine;
tantôt furtive, tantôt souveraine, elle effrite et pourrit du plus tendre au plus rassis;
douce par son silence, cruelle dans sa violence; ils sont restés sur elle à dévorer leurs larmes; d'autres en vain l'ont allaitée de leur humeur; impassible taciturne, orgueilleuse, et pourtant
ne souffre t elle pas? n'est elle point meurtrie?
elle pense de son âme et de son esprit. .